❌

Normal view

Il faut “absolument” réduire la contribution française au budget de l’UE, selon Bruno Retailleau

13 October 2026 at 15:26

PARIS — La France doit “absolument” réduire sa contribution au budget de l’Union européenne, a estimé Bruno Retailleau, invité du sommet sur la compétitivité de POLITICO.

Le candidat des Républicains à l’élection présidentielle a affirmé soutenir les Etats membres dits “frugaux”, partisans d’un budget de l’UE réduit. “Si la France ne fait pas partie de ces pays frugaux, ça veut dire qu’on a totalement perdu contact avec la réalité”, a estimé l’ancien ministre de l’Intérieur.

Bruno Retailleau a aussi reproché à Emmanuel Macron de chercher à faire adopter le budget de l’UE d’ici à la fin de l’année. “Un problème de forme et de démocratie”, selon lui : “comment un président de la République, qui n’a en plus pas de majorité à l’Assemblée nationale, peut-il verrouiller un projet budgétaire fondamental, qui va se dérouler au delà de son mandat ?” a interrogé le candidat, qui se dit par ailleurs toujours “pro-européen”.

Entre simplification et protectionnisme

Bruno Retailleau a aussi indiqué être “bien sûr” en faveur de “vrais droits de douanes” sur les importations chinoises, répondant à une question sur une proposition faite en ce sens par Edouard Philippe. “A partir du moment où les règles ne sont pas loyales, on doit pouvoir les compenser”, a estimé le candidat, qui reproche à la Chine de sous-évaluer sa monnaie, de subventionner son industrie et d’avoir “pillé un certain nombre de nos découvertes”.

Le président des Républicains a aussi renouvelé certaines propositions de simplification de la réglementation en faveur de l’intelligence artificielle, comme “une dérogation de trois ans au RGPD” pour favoriser le lancement de certains service d’IA.

Bruno Retailleau défend aussi une forme de pilotage par l’Etat des infrastructures numériques, et appelle à une “priorisation” dans le raccord des data centers au réseau électrique ou le stockage de données sensibles “sur des clouds souverains opérés par des entreprises qu’on connaît bien”. Il propose enfin un “plan retour” des talents français de l’IA qui travaillent à l’étranger, “avec des exemptions fiscales”, notamment.

❌